Grève du 5 novembre : ce que demande l’intersyndicale CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU

Le jeudi 5 novembre 2026, la CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU appellent ensemble les salariés du public et du privé, les jeunes et les retraités à faire grève et à manifester. Au cœur de l’appel : les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie, face aux projets de budget de l’État et de la Sécurité sociale pour 2027.

En bref
  • Journée nationale de grève et de manifestations le jeudi 5 novembre, public et privé confondus.
  • Appel commun CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU, publié le 5 octobre.
  • Les cheminots CGT, Unsa, SUD-Rail et CFDT ont déjà annoncé leur participation.
  • Enseignants du premier degré : déclaration d’intention au plus tard le lundi 2 novembre.

Qui appelle à la grève du 5 novembre ? #

L’appel est porté par une intersyndicale à cinq : CFDT, CGT, Force ouvrière, Unsa et FSU. Selon Sortir à Paris, leur communiqué commun, publié le 5 octobre, présente ces organisations comme les « premières signataires ». D’autres syndicats peuvent donc encore s’y joindre d’ici début novembre.

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Voir la CFDT et la CGT signer le même texte n’est pas anodin. Les deux centrales n’ont pas toujours la même lecture des conflits sociaux. Leur alliance donne à cette journée un poids interprofessionnel que n’avaient pas les mobilisations sectorielles de la rentrée.

Un automne social chargé

Le 5 novembre arrive après la grève de la fonction publique du 29 septembre, les blocus lycéens de la rentrée et l’appel à manifester du samedi 17 octobre, lancé sur les réseaux sociaux. Contrairement à ce dernier, le rendez-vous de novembre n’a rien de spontané : il est fixé noir sur blanc par les grandes centrales syndicales.

Quelles sont les revendications ? #

Le texte commun, repris par le SE-Unsa, dénonce un « déclassement inédit » des travailleurs : « carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions ». Les syndicats reprochent au gouvernement un projet de budget qui gèle les prestations sociales et le salaire des fonctionnaires, tout en réduisant les moyens des services publics.

Côté salariés du privé, l’intersyndicale demande l’ouverture de négociations salariales dans toutes les entreprises et toutes les branches, avec un objectif d’égalité entre les femmes et les hommes. Elle réclame aussi une hausse du Smic, des pensions de base et complémentaires, et des aides sociales.

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Fonction publique et politique industrielle

Pour les agents publics, la revendication centrale reste la revalorisation du point d’indice et des carrières. Les organisations demandent également une planification environnementale et industrielle pour relocaliser et décarboner l’industrie, alors que les plans de licenciements se multiplient selon elles dans l’industrie, le commerce et les services.

Enfin, le communiqué appelle à des mesures de justice fiscale sur les patrimoines, les héritages et les dividendes, ainsi qu’à revoir les aides publiques aux entreprises. Il exprime un soutien aux lycéens et étudiants mobilisés, « dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen » : il s’agit d’un soutien, pas d’un appel commun.

Quels secteurs se sont déjà positionnés ? #

À la SNCF, les quatre organisations représentatives des cheminots, CGT-Cheminots, Unsa-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots, appellent à la grève le 5 novembre, rapporte L’Echo touristique. Elles réclament une augmentation générale des salaires, une revalorisation des primes et un « vrai 13e mois ». La date tombe à la veille du lancement commercial du nouveau TGV M.

Dans l’Éducation nationale, plusieurs syndicats enseignants relaient déjà l’appel. Dans les départements, des intersyndicales locales s’organisent déjà, comme en Lot-et-Garonne, où un rassemblement est annoncé à Agen.

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Comment se préparer, côté salarié ou agent ? #

Les règles diffèrent selon le statut. Dans l’enseignement du premier degré, le SE-Unsa rappelle que la déclaration d’intention de grève doit être faite au plus tard le lundi 2 novembre. Dans les transports, la loi impose aux agents concernés de se déclarer grévistes 48 heures à l’avance, ce qui permet aux opérateurs de publier leurs prévisions de trafic la veille.

Pour les autres salariés, le premier réflexe est de se rapprocher de sa section syndicale ou de ses représentants du personnel au CSE. Ils connaissent les modalités propres à l’entreprise ou à la collectivité, et l’éventuel préavis déposé dans le secteur concerné.

Ce qui reste à connaître

Les parcours de manifestation ne sont pas encore publiés partout. À Paris, il doit être déclaré à la préfecture de police au plus tard trois jours francs avant la date. Les prévisions de trafic RATP et SNCF ne seront connues que la veille.

Questions fréquentes #

La grève du 5 novembre concerne-t-elle le secteur privé ?

Oui. L’appel de l’intersyndicale s’adresse explicitement aux salariés du public comme du privé, ainsi qu’aux jeunes et aux retraités.

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Quels syndicats appellent à la mobilisation ?

La CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU, signataires du communiqué commun du 5 octobre. D’autres organisations peuvent s’y associer.

Les trains vont-ils circuler ?

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF appellent à la grève. Les prévisions de trafic seront publiées la veille, après les déclarations individuelles des agents 48 heures avant.

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